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L'actualité du CEN Lorraine mois par mois

 

 

Protégeons le "Zorro" de nos campagnes

Le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine organise un financement participatif pour la protection de la Pie-Grièche écorcheur. Oiseau emblématique des haies et bosquets, le statut de conservation de cette espèce est préoccupant, puisqu’elle est classée quasi-menacée (NT) sur la liste rouge des oiseaux nicheurs en France.

Si la Pie-Grièche est aujourd’hui en danger, c’est principalement dû à la destruction de ses habitats qui provoque une régression importante de sa ressource alimentaire : en cause notamment l’intensification des pratiques agricoles, ou à l’inverse le reboisement à terme de ses habitats suite à une déprise agricole.

Les dons récoltés lors de ce financement participatif permettront au CEN Lorraine l’acquisition de 23 parcelles privées, rendant possible l’extension de pelouses calcaires du plateau du Witten à Algrange, qui hébergent la Pie-Grièche écorcheur.

 

Pour participer à la protection des habitats de la Pie-Grièche écorcheur, rendez-vous sur Hello Asso.

 

Une production piscicole au service de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes

Situé au pied des côtes de Meuse, l’étang de Doncourt-aux-Templiers a été acquis par le CEN Lorraine en 2013. Ceinturé d’une vaste roselière, il abrite de nombreuses espèces patrimoniales et joue notamment un rôle important dans la conservation de la population de Butor étoilé au sein de la plaine de la Woëvre. Depuis 2016, le CEN Lorraine délègue la gestion piscicole de cet étang de 16 hectares à l’association APF France Handicap, formalisée par un bail rural à clauses environnementales. Celui-ci s’inscrit à plus large échelle dans le partenariat engagé entre les deux associations en vue d’une plus grande autonomie et d’une extensification de la pisciculture des étangs de Lachaussée.

Plus concrètement, des jeunes poissons y sont produits chaque année afin d’assurer un alevinage local et maitrisé de l’étang de Lachaussée. Au-delà de la démarche de « circuit court » dans laquelle elle s’inscrit, cette production participe par ailleurs à limiter les risques d’introductions d’espèces indésirables sur le site de Lachaussée, en s’affranchissant d’achat de stocks de poissons dont la provenance et la composition sont plus incertaines.

Cette année, quatre jours ont été nécessaires à l’équipe de pêcheurs pour récolter l’ensemble du poisson ainsi produit et mettre l’étang complément à sec. Une condition essentielle pour repartir sur un cycle de production maîtrisé, et adapté aux enjeux de conservation de ce site. 

 

Un partenariat pour la protection de tourbières à Gérardmer

 

Le jeudi 14 octobre dernier, la commune de Gérardmer, l’ONF et le CEN Lorraine organisaient un événement pour officialiser la signature des conventions de gestion des tourbières de la Pépinière des Xettes, de Chennezelle et du Haut de la Côte ainsi que de la zone humide des Rochires à Gérardmer. Reconnus comme zones humides d’intérêt régional, ces quatre sites sont inscrits à l’inventaire départemental des Espaces Naturels Sensibles des Vosges et inventoriés comme Zones Naturelles d’intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Les trois tourbières accueillent un cortège végétal caractéristique de hauts marais avec notamment deux papillons protégés, le Nacré de la Canneberge pour le site de la Chennezelle et le Cuivré de la Bistorte au Haut de la Côte. Plusieurs espèces protégées prospèrent également sur le site des Rochires, dont une orchidée remarquable : la Racine de Corail.

 

C’est sous une petite neige que les présents ont assisté à la visite de la tourbière de Chennezelle à Gérardmer, où notre animateur nature et nos chargés d’étude ont partagé leurs connaissances sur le site. S’ensuivaient les discours et signatures de conventions dans nos locaux de Gérardmer, avant de clôturer la matinée sur une note sucrée.

 

 

 

Lancement de l'appel à souscription pour la restauration de l'ancienne pêcherie de l'étang d'Amel

L'étang d'Amel est le premier site naturel en France à avoir été classé Réserve Naturelle Régionale sur l'initiative de l'ancienne Région administrative Lorraine et du Conservatoire d'espaces naturels de Lorraine. Edifié par les moines de l'abbaye de Gorze au XIIIe siècle pour les besoins de la pisciculture, il conserve aujourd’hui cette vocation historique en produisant du poisson tous les deux ans.

C’est en 1998 que le CEN Lorraine est devenu propriétaire de l’étang et des prairies alentours, dans le but d’assurer la préservation des espèces animales et végétales présentes sur le site.

 

Mardi 12 novembre, la Fondation du Patrimoine et le CEN Lorraine ont inauguré le lancement de l’appel à souscription, visant à trouver les moyens pour restaurer l’ancienne pêcherie en pierre de l’étang d’Amel. En effet, au fil du temps, l’érosion par l’eau et le gel a considérablement dégradé les murs de soutènement ceinturant cet ouvrage aujourd’hui menacé et ayant perdu toute fonctionnalité.

 

Outre le fait que cet ouvrage restauré pourrait de nouveau être utilisé par le pisciculteur lors des phases de récolte du poisson, ces travaux pourraient par ailleurs être valorisés avec un programme d’animation annuelle, proposé par le CEN Lorraine sur ce site.

Si vous souhaitez faire un don pour soutenir ce projet, nous vous invitons à consulter le bon de souscription de la Fondation du Patrimoine qui vous accompagne sur la démarche à suivre.

 

Restauration de cours d'eau

Il y a quelques mois, le CEN Lorraine a réalisé un projet de restauration de cours d’eau dans le Pays de Bitche. Ces travaux ont permis au ruisseau de retrouver sa trajectoire et dynamique naturelles, en effaçant l'étang qui avait été réalisé artificiellement.

 

Entre autres financements, ce projet exemplaire a été soutenu par le fonds de dotation pour la Biodiversité du Parc de Sainte Croix et le bureau d’étude Ecolor.

 

 

 

 

 

 

Commission intra CEN : les pelouses à l'honneur

Au fil des années, le CEN Lorraine a acquis 77 sites de pelouses calcaires qui représentent 20% des sites protégés.

La commission spéciale interne du CEN Lorraine s’est réunie pour la première fois au début de l’automne pour partager le diagnostic et les problématiques de gestion des pelouses du Conservatoire. Il y a 10 ans, les suivis de pelouses représentaient environ 30% du temps consacré aux suivis écologiques dans la structure, mais aujourd’hui le temps est redistribué vers de nouveaux suivis de prairies, d’étangs, et de restauration de zones humides.

Outre l’occasion d’échanger sur la nécessaire refonte de la gestion des pelouses à long terme, les membres du Bureau, les conseillers scientifiques, et les salariés présents ont profité de cette commission pour se rendre sur la pelouse de Jézainville et constater de visu les problématiques liées à la préservation de ce type de milieu.

 

Achat du plus grand étang du Lunévillois

Le 17 octobre, l’étang Gresson à Cirey-sur-Vezouze est devenu la propriété du CEN Lorraine. Proche du piémont vosgien et de la vallée de la Vezouze, il représente 37,6 hectares et présente un intérêt biologique important en termes d’habitats, de botanique, d’ornithologie et d’entomologie.

Le CEN Lorraine a été informé mi-septembre 2018 de la vente de l’étang Gresson par son ancien propriétaire, M. Jean-Francis Huber, pisciculteur à Gondrexange. Deux visites de terrain ont suivi cette annonce courant octobre, dont une lors de la pêche de l’étang en compagnie de Jean-Baptise Schweyer, agent de l’Agence Française de la Biodiversité et membre du conseil scientifique du CEN Lorraine.

 

L’étang était au moment de la vente principalement utilisé pour les activités de pêche et de chasse.

 

Un écrivain au CEN Lorraine

 

Jean-Paul MAURICE, membre de longue date du Conseil scientifique du CEN Lorraine, annonce la publication de son livre L’odyssée des champignons aux éditions Quae.

 

« Les champignons restent de grands inconnus. Autrefois considérés comme des plantes, ils forment en fait un règne à part. Nés dans les océans il y a peut-être 2,4 milliards d’années, ils peuvent être parasites, partenaires symbiotiques, ou recycleurs. Sans eux, les débris végétaux s’accumuleraient sur Terre, le gaz carbonique disparaîtrait de l’atmosphère et la vie s’arrêterait purement et simplement ».

 

Pour en savoir plus sur les champignons, n’hésitez pas à consulter l’ouvrage qui répondra à toutes vos questions.

 

 

 

 

 

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C’est contribuer à la protection des milieux naturels et des espèces qui en ont besoin pour vivre.

 

 


 


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